Journée internationale des femmes rurales 2026 : quelle place en Suisse ?

Illustration de la Journée internationale des femmes rurales du 15 octobre 2026, représentant une agricultrice portant un enfant dans un paysage agricole. Illustration de la Journée internationale des femmes rurales du 15 octobre 2026, représentant une agricultrice portant un enfant dans un paysage agricole.
EN BREF

Célébrée le 15 octobre depuis 2008, la Journée internationale des femmes rurales met en lumière leur contribution à l’agriculture, à l’économie locale et à la vie des territoires. En 2026, les Nations Unies rendent particulièrement hommage à leur engagement en faveur de la nature et de la biodiversité.

En Suisse, cette journée prend une résonance particulière : si les femmes participent largement aux activités agricoles, elles restent minoritaires à la tête des exploitations. Formation, protection sociale et reconnaissance professionnelle figurent parmi les enjeux essentiels.

Une exploitation agricole ne fonctionne pas uniquement grâce à la personne dont le nom figure sur les documents officiels. Derrière la production et les ventes se trouvent parfois plusieurs membres d’une même famille, avec des responsabilités qui se répartissent entre les cultures, les animaux, la gestion administrative ou les relations commerciales.

Cette organisation, familière à de nombreuses entreprises rurales, rend parfois difficile l’identification de la contribution de chacune et de chacun. Elle soulève aussi des interrogations sur le statut professionnel, les revenus personnels et la possibilité de participer aux décisions.

À l’occasion du 15 octobre, les statistiques publiées en Suisse apportent un éclairage sur ces réalités. Elles montrent une présence féminine importante dans les fermes, des parcours de formation qui évoluent et des différences persistantes dans l’accès aux fonctions de direction. À l’échelle internationale, la question se pose dans des contextes économiques et sociaux très différents, où les droits fonciers, le financement et les effets du changement climatique occupent une place majeure.

Le 15 octobre, une journée née de plusieurs décennies de mobilisation

L’histoire de la Journée internationale des femmes rurales commence bien avant sa première célébration. En 1979, la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) consacrait déjà, dans son article 14, une attention particulière à la situation des habitantes des campagnes.

Le texte abordait notamment leur participation au développement rural et leur accès aux services, aux ressources économiques et aux décisions publiques. Ces préoccupations ont progressivement trouvé leur place dans les politiques internationales consacrées à l’égalité.

Le 18 décembre 2007, l’Assemblée générale des Nations Unies a franchi une nouvelle étape avec l’adoption de la résolution A/RES/62/136, instituant officiellement la Journée internationale des femmes rurales. La première édition s’est tenue le 15 octobre 2008.

Cette reconnaissance ne concernait pas uniquement les agricultrices. Elle englobait les femmes vivant dans les régions rurales, y compris les femmes autochtones, dont les situations varient considérablement selon les pays. Dans sa présentation historique, l’ONU rappelle ainsi que les États sont encouragés à favoriser leur participation aux politiques de développement et à améliorer leurs perspectives économiques.

La portée de cette journée tient précisément à cette diversité. Les préoccupations d’une salariée agricole, d’une commerçante installée dans un village ou d’une femme qui dirige une exploitation familiale peuvent se rejoindre sur certains points, sans pour autant relever des mêmes réalités professionnelles.

En Suisse, les femmes occupent une place importante dans les fermes, mais rarement à leur direction

En mars 2026, l’Office fédéral de la statistique (OFS) a publié une étude intitulée D’apprenties à cheffes d’exploitation – Les femmes dans l’agriculture suisse. Fondée notamment sur les données de 2024, elle permet de mieux comprendre la participation féminine au secteur agricole et les évolutions intervenues au cours des dernières décennies.

Les résultats révèlent un contraste notable entre le nombre de femmes qui travaillent dans les exploitations et celui des femmes qui les dirigent officiellement.

Indicateur en SuisseDonnéesCe qu’il faut retenir
Emploi agricole féminin54 151 femmes, soit 37 % des personnes employées en 2024Les femmes représentent plus d’un tiers de la main-d’œuvre
Direction des exploitations3 615 cheffes d’exploitation, soit 7,7 % en 2024Leur présence aux fonctions de direction demeure minoritaire
Travail à temps partiel76 % des femmes contre 44 % des hommes en 2024Les modalités d’emploi diffèrent nettement selon le genre
Taille des exploitations dirigées54 % des cheffes gèrent moins de 10 hectares, contre 26 % des chefsLes femmes dirigent plus fréquemment de petites structures
Formation agricole initiale21 % de femmes parmi les titulaires du CFC d’agriculteur ou d’agricultrice en 2024La relève diplômée se féminise progressivement

Source : Office fédéral de la statistique, mars 2026. Les indicateurs portent sur des populations statistiques différentes. Ils ne décrivent pas l’ensemble des femmes vivant dans les régions rurales.

Ces données ne permettent pas de conclure que les agricultrices sont systématiquement exclues des responsabilités. Dans les entreprises familiales, la direction administrative ne résume pas toujours la manière dont le travail et les décisions sont répartis.

Une personne peut s’occuper de la comptabilité, organiser la vente directe ou prendre en charge une activité de transformation sans être enregistrée comme responsable de l’exploitation. La statistique décrit donc un statut identifiable, mais pas nécessairement toutes les fonctions exercées au quotidien.

Des différences régionales qui intéressent particulièrement la Suisse romande

La situation varie également d’un canton à l’autre. D’après l’OFS, Genève et le Valais figurent parmi les cantons où les femmes sont relativement plus présentes à la direction des exploitations. Le sud et l’ouest de la Suisse affichent, de manière générale, des proportions supérieures à celles relevées dans plusieurs cantons de Suisse centrale.

Les comparaisons demandent toutefois de la prudence. À Bâle-Ville, par exemple, la part des exploitations dirigées par des femmes est la plus élevée du pays, mais elle repose sur un nombre limité de domaines agricoles. Un pourcentage important ne traduit donc pas nécessairement un grand nombre d’entreprises concernées.

Il reste difficile d’expliquer ces écarts régionaux à partir des seules données disponibles. La taille des fermes, les spécialisations de production et les modalités de transmission peuvent notamment influencer la composition du secteur, sans que leur poids respectif soit établi par cette publication.

Une relève féminine qui progresse dans les formations agricoles

Le rapport de l’OFS laisse également entrevoir une transformation des parcours professionnels. En 2005, les femmes représentaient moins d’un dixième des personnes obtenant un CFC d’agriculteur ou d’agricultrice. Leur part a augmenté au fil des années pour atteindre le niveau observé en 2024.

Cette progression s’accompagne d’une présence féminine dans différentes filières de formation, de l’horticulture à l’agronomie. Elle ne garantit évidemment pas que les diplômées reprendront ou créeront toutes une exploitation. Entre la formation, l’acquisition de terres, les investissements nécessaires et la gestion d’une entreprise agricole, plusieurs étapes restent à franchir.

Elle montre néanmoins que les métiers de la terre attirent des professionnelles dont les compétences dépassent largement l’image traditionnelle du travail agricole familial.

Protection sociale : ce qui va changer en Suisse à partir de 2027

Dans une exploitation familiale, participer régulièrement au travail ne signifie pas forcément percevoir un salaire personnel. Cette situation peut avoir des conséquences lorsque survient une maladie, un accident ou une incapacité de poursuivre son activité.

Le problème concerne particulièrement les personnes dont l’engagement professionnel n’est pas accompagné d’une couverture adaptée. Or, sans revenu distinct ni statut clairement établi, la question des assurances sociales peut devenir complexe, notamment lorsqu’il faut préparer sa retraite ou faire face à une interruption prolongée du travail.

Une évolution réglementaire est prévue à compter de 2027. Selon l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG), l’octroi des paiements directs sera lié, dans certaines situations, à l’existence d’une assurance minimale couvrant les risques liés à la maladie ou à l’accident pour le conjoint ou la conjointe participant au travail agricole.

L’obligation ne s’appliquera toutefois pas indistinctement à toutes les personnes actives dans une ferme. Elle concernera les partenaires mariés ou liés par un partenariat enregistré, âgés de moins de 65 ans, travaillant régulièrement ou de façon conséquente sur l’exploitation et disposant d’un revenu propre faible ou inexistant. Des exceptions sont prévues.

La couverture exigée comprend notamment une protection contre les pertes de gain à court terme et les conséquences financières de l’invalidité. Elle n’englobe pas l’assurance-maternité ni la prévoyance vieillesse, qui doivent être examinées séparément.

Pour les familles concernées, cette réforme appelle donc une vérification concrète des contrats existants et des besoins individuels. Elle ne résout pas toutes les questions relatives au statut professionnel, mais introduit une exigence de protection dans un secteur où le travail familial occupe une place considérable.

Les femmes rurales exercent bien d’autres métiers que ceux de l’agriculture

Il serait réducteur de définir les habitantes des campagnes uniquement à travers leur participation à la production agricole. La vie économique des territoires repose aussi sur des commerces, des entreprises de services, des activités artisanales et des professions indispensables au fonctionnement des communes.

Le rapport de la FAO sur la situation des femmes dans les systèmes agroalimentaires, publié en 2023, rappelle que la production alimentaire elle-même mobilise une grande diversité de métiers, bien au-delà des cultures et de l’élevage.

Dans les régions rurales, cette pluralité se retrouve notamment dans :

  • Les commerces et les petites entreprises, qui permettent de maintenir une activité économique locale et des services de proximité.
  • La transformation alimentaire, de la fabrication de spécialités régionales à leur commercialisation auprès des consommateurs.
  • L’artisanat et les activités touristiques, qui peuvent valoriser des savoir-faire ou contribuer à diversifier les revenus d’un territoire.
  • Les métiers de l’éducation, de la santé et de l’accompagnement, essentiels à la vie quotidienne des populations.
  • Les associations et les initiatives communautaires, où s’organisent des projets culturels, sociaux ou de solidarité.

Ces activités ne relèvent pas toutes du même statut, ni des mêmes perspectives économiques. Une entrepreneure qui développe son commerce, une professionnelle employée par une commune et une personne qui participe bénévolement à une association n’entretiennent pas le même rapport au travail.

Leurs parcours illustrent cependant une caractéristique commune aux territoires ruraux : les activités économiques, les relations de proximité et la vie collective y sont souvent étroitement liées. Cette diversité mérite d’être prise en compte lorsque l’on évoque la place des femmes dans les campagnes, sans assimiler systématiquement ruralité et agriculture.

À l’échelle mondiale, l’accès aux ressources demeure un facteur d’inégalité

Les enjeux observés en Suisse prennent une autre dimension dans les pays où l’agriculture représente une source majeure de revenus et où l’accès à la propriété foncière reste particulièrement déterminant.

Selon les indicateurs de l’emploi actualisés par la FAO en juin 2026, les systèmes agroalimentaires employaient 43,8 % des femmes ayant un emploi dans le monde en 2023. Le secteur comprenait aussi bien les activités agricoles que les emplois liés à la transformation, à la distribution et à la commercialisation des aliments.

Dans son rapport de 2023, la FAO relevait également d’importantes disparités économiques. Dans l’emploi agricole salarié, les femmes percevaient en moyenne 82 centimes pour chaque dollar gagné par les hommes. L’étude faisait également état d’un écart de productivité agricole de 24 % entre femmes et hommes, à taille d’exploitation égale.

Ces chiffres doivent être interprétés avec précision. Ils concernent différentes populations professionnelles et ne sauraient être appliqués directement à l’ensemble des femmes rurales, encore moins à la situation suisse. Ils ne prouvent pas non plus que les travailleuses possèdent moins de compétences agricoles.

L’accès à la terre, au crédit, aux équipements, à la formation ou aux débouchés commerciaux peut influencer les résultats d’une exploitation. Lorsque ces ressources sont distribuées de manière inégale, les possibilités d’investissement et de développement le sont également.

Les obstacles prennent des formes différentes selon les régions. Dans certains pays, la possibilité d’hériter d’une terre ou de la posséder légalement demeure un enjeu décisif. Dans d’autres, ce sont les conditions d’emploi, les infrastructures ou le financement des activités qui limitent davantage les perspectives professionnelles. Les réponses doivent par conséquent tenir compte des contextes nationaux plutôt que reposer sur un modèle unique.

En 2026, les Nations Unies mettent à l’honneur les femmes qui préservent la nature

Pour l’édition 2026, les Nations Unies ont retenu le thème « Les agricultrices rurales, gardiennes de la nature ».

Cette orientation attire l’attention sur les pratiques et les connaissances mobilisées pour préserver les ressources naturelles. Dans certaines régions, des productrices contribuent à conserver des variétés de semences, à entretenir les sols, à gérer l’eau ou à transmettre des techniques culturales adaptées aux conditions locales.

Il ne s’agit pas pour autant d’attribuer aux femmes une sensibilité écologique qui leur serait propre. Les compétences environnementales s’acquièrent par l’expérience, l’apprentissage et l’accès aux connaissances. Leur mise en œuvre dépend aussi des moyens techniques disponibles et des décisions prises au sein des exploitations ou des communautés.

Quand le climat fragilise les moyens de subsistance

La question environnementale prend une importance particulière dans les territoires confrontés à la sécheresse, aux températures extrêmes ou à des précipitations devenues plus difficiles à anticiper.

Dans son étude Un climat injuste, publiée en 2024, la FAO s’est appuyée sur les données de plus de 109 000 ménages répartis dans 24 pays. Elle montre que les conséquences économiques des chocs climatiques varient selon les ressources des ménages, leur composition et les caractéristiques sociales de leurs membres.

Une récolte compromise n’a pas les mêmes répercussions pour une famille disposant d’épargne, d’une assurance ou de revenus complémentaires que pour un ménage qui dépend fortement de sa production agricole. Les possibilités de réagir, de financer de nouveaux équipements ou de maintenir une activité sont alors très différentes.

Ces constats éclairent l’importance des politiques d’adaptation : développer des techniques de production plus résistantes ne suffit pas toujours si les personnes concernées ne disposent pas des moyens nécessaires pour les utiliser.

Une édition qui coïncide avec l’Année internationale des agricultrices

Le 15 octobre s’inscrit cette année dans une mobilisation plus large. L’ONU a proclamé 2026 Année internationale des agricultrices, une initiative coordonnée par la FAO pour rendre davantage visibles les femmes travaillant dans les systèmes agroalimentaires.

La campagne internationale entend notamment encourager les investissements, le développement des compétences et la participation des professionnelles aux décisions. Elle adopte une conception large du monde agricole, qui inclut les travailleuses saisonnières, les productrices, les commerçantes et les entrepreneures des filières alimentaires.

La journée du 15 octobre conserve, quant à elle, une portée plus vaste en s’intéressant aux femmes rurales dans l’ensemble de leurs réalités sociales et économiques.

Du Rwanda à la Suisse romande, des initiatives qui rendent ces enjeux concrets

Les programmes internationaux offrent parfois des exemples précis de la manière dont un investissement matériel peut modifier les conditions de production.

Au Rwanda, dans le district de Ngoma, le Programme conjoint pour l’accélération de l’autonomisation économique des femmes rurales (JP RWEE) a accompagné des coopératives agricoles dans l’installation de systèmes d’irrigation fonctionnant à l’énergie solaire.

Dans un témoignage publié par le Fonds international de développement agricole (FIDA), Goretti Uwitije décrit les difficultés que rencontrait auparavant sa coopérative, notamment en raison du coût du carburant nécessaire à l’irrigation.

Selon Goretti Uwitije, les gains saisonniers de sa coopérative, issus de la vente de fruits et légumes cultivés grâce à l’irrigation solaire, sont passés de moins de 200 000 à plus de 2 millions de francs rwandais. Ces montants, déclarés par la bénéficiaire du programme, ne constituent pas une évaluation financière indépendante.

L’intérêt du projet réside aussi dans l’accompagnement proposé aux participantes : l’accès aux équipements s’est accompagné de formations, permettant d’améliorer les pratiques agricoles et l’utilisation des installations.

À Rolle, les paysannes et agricultrices suisses à l’honneur

En Suisse romande, la valorisation du monde agricole féminin passe également par des manifestations ouvertes au public.

Du 5 au 7 novembre 2026, le Salon suisse des vigneronnes DiVINes !, organisé au Château de Rolle, dans le canton de Vaud, accueillera les paysannes et agricultrices suisses comme invitées d’honneur.

Le programme prévoit notamment des rencontres avec des professionnelles, une participation littéraire de l’autrice et agricultrice Anouk Hutmacher, ainsi qu’une présentation de photographies réalisées par Ariane Mérillat dans le cadre du projet Polyphonies paysannes.

La photographie, les échanges publics et les récits permettent ici d’aborder des aspects que les enquêtes statistiques ne peuvent décrire à elles seules : les trajectoires personnelles, les choix professionnels ou encore les relations qui se construisent autour des métiers de la terre.

Cette initiative ne constitue pas une mesure des progrès accomplis dans le secteur. Elle offre plutôt une occasion de découvrir des parcours et de rencontrer celles qui participent à la vie agricole suisse.

Après le 15 octobre, quels changements observer ?

L’intérêt d’une journée internationale ne se mesure pas uniquement au nombre de manifestations organisées ou à la visibilité obtenue dans les médias. Pour comprendre comment évolue réellement la situation des femmes rurales, il faut disposer de données suivies dans le temps et examiner les effets des politiques mises en place.

En Suisse, les prochaines années permettront notamment d’observer l’évolution de la proportion de cheffes d’exploitation, les parcours des nouvelles diplômées et l’application du dispositif d’assurance prévu pour 2027. D’autres questions, comme la répartition effective des revenus et des responsabilités dans les entreprises familiales, nécessitent des informations plus détaillées.

À l’étranger, l’appréciation des progrès dépendra souvent d’autres indicateurs, tels que les droits fonciers, l’accès aux financements ou les possibilités de développer une activité indépendante.

Ces réalités ne peuvent pas être ramenées à une seule définition de la réussite. Elles rappellent surtout que les conditions de vie et de travail des femmes se construisent au fil de décisions économiques, sociales et politiques, bien au-delà des commémorations annuelles.


Questions fréquentes sur la Journée internationale des femmes rurales

Le 15 octobre est-il un jour férié en Suisse ?

Non. La Journée internationale des femmes rurales est une date de sensibilisation reconnue par les Nations Unies. Elle ne constitue pas un jour férié officiel en Suisse et n’entraîne pas de congé particulier.

Quelle différence existe-t-il entre la Journée internationale des femmes rurales et le 8 mars ?

La Journée internationale des femmes du 8 mars concerne l’égalité des droits et les enjeux touchant les femmes dans leur ensemble. Le 15 octobre porte spécifiquement l’attention sur les habitantes des régions rurales, leurs conditions de vie et leur participation au développement des territoires.

Comment une école ou une association peut-elle participer au 15 octobre ?

Une école, une bibliothèque ou une association peut proposer une rencontre avec des professionnelles locales, organiser une exposition documentaire ou consacrer une activité pédagogique à l’évolution des métiers ruraux. Une visite d’exploitation, préparée avec les personnes concernées, peut aussi permettre de découvrir la diversité des compétences mobilisées dans l’agriculture contemporaine.

Sources et références :

Les informations de cet article reposent sur des publications institutionnelles, des données statistiques et des communications officielles. Les années de référence sont indiquées afin de distinguer les chiffres disponibles, les témoignages antérieurs et les initiatives annoncées pour 2026.

  • Nations Unies — Journée internationale des femmes rurales. Présentation et thème officiel de l’édition 2026.
  • Assemblée générale des Nations Unies, 2007 — Résolution A/RES/62/136. Institution de la Journée internationale des femmes rurales.
  • Nations Unies — Contexte historique de la Journée internationale des femmes rurales. Origine et objectifs de la commémoration.
  • Office fédéral de la statistique, mars 2026 — D’apprenties à cheffes d’exploitation – Les femmes dans l’agriculture suisse (PDF). Données sur l’emploi, la direction des exploitations et la formation.
  • Office fédéral de l’agriculture, mars 2026 — Couverture d’assurance en cas de maladie ou d’accident. Conditions applicables à partir de 2027.
  • FAO, 2023 — La situation des femmes dans les systèmes agroalimentaires. Analyse des inégalités professionnelles et économiques.
  • FAO, avril 2023 — Présentation des principaux résultats du rapport sur les femmes dans les systèmes agroalimentaires. Données mondiales sur l’emploi, les rémunérations et la productivité.
  • FAO, 2024 — Un climat injuste. Étude des effets socioéconomiques du changement climatique dans les zones rurales.
  • FAO, 2026 — Année internationale des agricultrices. Objectifs et présentation de l’initiative.
  • Fonds international de développement agricole (FIDA) — Here comes the sun: solar-powered irrigation brings crops back to life in Rwanda. Témoignage de Goretti Uwitije et programme d’irrigation solaire.
  • DiVINes !, 2026 — Les paysannes et agricultrices suisses, invitées d’honneur. Présentation du programme des 5, 6 et 7 novembre 2026 à Rolle.
  • FAO, 2026 — Journée mondiale de l’alimentation. Présentation de la journée du 16 octobre.
  • Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme — Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Article 14 consacré aux femmes rurales.
  • FAO, 17 juin 2026 — Employment indicators 2000–2025 (June 2026 update). Actualisation statistique de l’emploi dans les systèmes agroalimentaires, notamment la part de 43,8 % des femmes employées dans ce secteur en 2023.
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Maeva Lasmar

Journaliste

Maeva Lasmar est une journaliste engagée qui s’intéresse aux réalités vécues par les femmes d’aujourd’hui en Suisse romande : charge mentale, bien-être, équilibre professionnel et reconnaissance émotionnelle.




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